Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Monblôg


Monblôg aime qu'on lui flatte les flancs mais aussi qu'on lui corrige l'orthographe, qu'on lui fasse des compliments, des gouzis-gouzas ou qu'on lui offre des dessins.
Attention : ça reste une bête sauvage !
Dessin de SAD.

Inspired by...






La Boule d’Awhan, vous connaissez ?

Non, ce n’est ni du vin ni du fromage…

 

C’est un monde qui s’étiole mais qui demeurera éternel grâce à la plume d’un chroniqueur farfelu, Lug-Uleth Darkhaz (dit Lud) protégé dans ses pérégrinations par Monblôg le gardien du grimoire. Un univers que je vous laisse découvrir à votre guise.

 

Bonne lecture !

 

18 mars 2009 3 18 /03 /mars /2009 02:10

Chapitre précédent

II- Deuxième rencontre

 

« La Boule périclite »

 

Je me faisais cette simple réflexion au milieu d’une foule hystérique dans la petite ville portuaire de Kroustibate en Norhomie du Nord en regardant toute cette populace participer à une grande vente à l’encan. Il faut dire que les articles mis en vente étaient des places de galères pour la traversée du Chenal et qu’à l’époque, vu le gugusse qui s’était proclamé seigneur dans la région [1], on cherchait un peu tous à fuir par n’importe quel moyen. J’étais d’ailleurs moi-même présent pour dépenser toutes mes maigres économies dans un précieux passe, symbole de liberté.

 

C’est alors que j’allais lever la main pour surenchérir qu’on vint me taper sur l’épaule :

« Alors gamin ! On veut se faire les bras sur une galère ?

Ma surprise fut grande de rencontrer Tyrup Sail, le flibustier que j’avais croisé à Burdig.

- Eh ! Tyrup… Qu’est-ce que vous faites dans le coin ? »

Je mesurais rapidement la bêtise d’une telle question. Les pirates tiraient profit de la situation, tout simplement. Avec le tas de pécores qui voulaient quitter la côte il y avait de l’oseille à se faire. Néanmoins la réponse du Capitaine ne fut pas cinglante.

« On passait au large, moi et mes gars – il montra du pouce par-dessus son épaule une dizaine de types derrière lui tous vêtus de tuniques bleues et orangées – et on a vu un attroupement sur la côte et tout plein de rafiots. On s’est dit qu’il devait y avoir une croisière prête à partir mais on dirait plutôt que les souris d’ici cherchent à fuir un vilain matou…

- Oui mais il n’y aura pas de place pour tout le monde, dis-je d’un air las.

- La dernière place est adjugée au petit monsieur avec un gros bide ! Hurla le capitaine du Tape-Cul, transformé pour l’occasion en commissaire priseur.

- Eh zut… dis-je en me retournant vers ce qui était ma dernière chance de fuir sur l’Ile Rosbif.

- On dirait que je vais pouvoir honorer ma dette Lug-Uleth, me fit remarquer Tyrup, mais en attendant hop allons écumer la mousse à La Gourgandine ! »

J’avais complètement oublié cette histoire de dette et pour tout dire, je ne pensais pas qu’un pirate honorait jamais ses dettes mais c’est ainsi que je me retrouvais à la taverne de La Gourgandine en compagnie des flibustiers du Corsairfly.

 

[Un membre d’équipage du Corsairfly… ou le tavernier de La Gourgandine peut-être.]

 

Tout en sirotant une bière et alors que Tyrup laissait son équipage profiter de certaines commodités que l’on trouve souvent dans le genre de bouge où nous nous trouvions, le Capitaine m’expliqua ce qu’il avait vécu depuis Burdig.

 

« Faut que je te raconte… Après l’escale à Burdig où l’on s’est joué de l’équipage de Barababôr, on était à la tête d’un joli pactole tu peux me croire mais on savait bien que l’équipage de l’Albatros allait nous prendre en chasse. C’est la règle dans le métier, un objet volé est un objet à reprendre [2]. Donc après que j’ai regagné le Corsairfly, avec les gars on a hissé les voiles et direction plein nord, là où le vent nous portait. Au petit matin, on n’a pas été trop surpris de voir qu’on était suivis… Enfin, on n’aurait pas été trop surpris s’il n’y avait eu qu’une seule voile à l’horizon mais là, on était pris en chasse par deux navires ! »

 

Tyrup Sail s’interrompit pour vider une pinte. J’en profitais pour l’imiter et commander une tournée supplémentaire puis il reprit le fil de son histoire :

« Donc, je disais, deux navires qui nous suivaient ! En général, sur mer la supériorité numérique ça fait toujours la différence… Et ils allaient à toute berzingue les bougres en plus, si bien qu’avant la tombée de la nuit, ils seraient prêts à sonner l’abordage. On savait bien qu’on ne ferait pas le poids face à deux bateaux… déjà face à un seul… Bref, on avait le moral dans les chaussettes à l’idée de se faire massacrer. Surtout qu’on n’a pas fini de payer les traites du Corsairfly. »

 

Alors que je buvais les paroles du Capitaine, deux nouvelles pintes de bière arrivèrent sur notre table. Tyrup se leva avec sa choppe comme pour porter un toast mais c’était plus pour théâtraliser son récit.

 

« Bah mon p’tit gars, tu me crois, tu me crois pas, la seule chance qu'il nous restait c’était une intervention divine et elle a bien eu lieu ! Sans quoi je ne serais sûrement pas là pour te raconter tout ça ! A moins d’un mille derrière nous, il a surgit devant les deux rafiots de Barababôr, un dragon des mers ! Ouais, parfaitement, un dragon des mers comme dans les légendes d’antan. Même que maintenant, tout le monde sait dans le milieu que le Corsairfly et son Capitaine sont protégés par une créature mythique. On a vraiment de la veine, il ne pourra plus rien nous arriver, à nous ! Ni tempête, ni acte de piraterie, rien ! On est invincible ! »

 

Je dois dire qu’à la fin de son récit j’avais l’impression de voir passer des sirènes dans le fond de mon verre. La tête me tournait un peu comme si j’étais déjà sur le pont de son navire mais j’avais quand même les idées assez claires pour comprendre ce que Tyrup Sail manigançait. Il faisait juste de la publicité pour convaincre les quelques villageois présents que voyager sur le Corsairfly était le moyen le plus sûr d’atteindre l’Ile Rosbif. Il fit son numéro dans plusieurs autres endroits, jusqu’à avoir assez de clients pour remplir sa bourse et son bateau. Nous partîmes peu après le coucher du soleil.

 

***

 

[1] Thibault le Taré, seigneur de Norhomie du mois de Floril au mois de Kief de l’an 2196 de L’heure des Calendes.

[2] Aujourd’hui encore je me demande bien de quel objet il parlait car j’ai toujours cru qu’il s’agissait d’une cargaison de rhum, dérobée et vendue à Burdig au patron du Ara du cap’tain Quinte Flush. A croire que Tyrup Sail n’avait plus toute sa tête. Ou bien c’était moi qui perdait la boule…

Chapitre suivant

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Emma 31/03/2009 01:06

Et ben je dis que cette histoire commence bien et me donne envi de lire la suite ! Si tu me fais trop languir, je fais la grève des commentaires !!! 

Lud 01/04/2009 01:48



Avant d'avoir la suite, il y aura une autre histoire à lire dans son intégralité au mois d'avril.



Muriel 27/03/2009 11:10

kikou !! ben vii mais attention quand meme de pas mettre trop de bebetes moi avoir peur apres surtout de certaines bestioles lolllbon ben voila je viens mettre des coms partout hi hi aime beaucoup l'elephant rose de tata sica lolll bizouxxx

Lud 27/03/2009 18:18



Les coms partout c'est bien !



Tata Sica 18/03/2009 23:01

Roo!Le bougre! Ils ont bien picolé ces gars là!Après ça, c'est sûr qu'on peut croire au dragon des mers... et aux éléphants roses!!!    .... Il y aurait pas une embrouille à venir dans tout ça!Parce que ça ressemble beaucoup trop auchant des sirènes!!Bisous Lud!!

Lud 19/03/2009 00:28



Si, si, il va y avoir de l'embrouille. Peut-être même des éléphants roses mais par contre là, j'en suis pas persuadé...



SAD 18/03/2009 22:32

alors comme ça on me fait de la pub sur le forum fantasy.fr!!!c'est gentil ça!!!

Lud 19/03/2009 00:26



Ah bah c'est normal puisque c'est grâce à toi que j'ai de beaux avatars



Francky (Kikojo) 18/03/2009 17:57

Si tu pouvais te procurer la véritable identité du gus, je suis sous le charme de son nez ! Merci d'avance ;o)))))Bonne soirée Lud ^_^ @+

Lud 18/03/2009 18:58



C'est vrai qu'un pif pareil ça laisse songeur...