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Monblôg


Monblôg aime qu'on lui flatte les flancs mais aussi qu'on lui corrige l'orthographe, qu'on lui fasse des compliments, des gouzis-gouzas ou qu'on lui offre des dessins.
Attention : ça reste une bête sauvage !
Dessin de SAD.

Inspired by...






La Boule d’Awhan, vous connaissez ?

Non, ce n’est ni du vin ni du fromage…

 

C’est un monde qui s’étiole mais qui demeurera éternel grâce à la plume d’un chroniqueur farfelu, Lug-Uleth Darkhaz (dit Lud) protégé dans ses pérégrinations par Monblôg le gardien du grimoire. Un univers que je vous laisse découvrir à votre guise.

 

Bonne lecture !

 

15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 00:58

[L’histoire qui suit a remporté le premier prix du concours de fanfiction organisé par les créateurs du jeu de rôle par forum Edenya. Le premier prix n’était autre que la BD de Koulou, « Le Monde de Titus » spécialement dédicacé pour l’occasion. Les illustrations qui ornent ce récit sont l’œuvre de SAD. Un grand merci à tous.]

 

Chapitre 4 : Réveil douloureux

 

Dans cette vie ou dans l’autre, je peux vous certifier que se réveiller avec un mal de crâne est toujours très désagréable. Mais alors quand en plus au réveil, une Elfe vient vous les briser avec sa voix stridente, là ça devient carrément insupportable.

 

« Bon alors ? Est-il enfin réveillé ? Non parce qu’il serait temps maintenant. Vous auriez pu frapper moins fort Grobil, il va avoir une vilaine bosse. Espérons qu’il ait encore l’usage de toutes ses capacités motrices et intellectuelles. Cwalmen, préparez un cataplasme pour ses blessures. Plexus tirez donc une bière de ce tonneau pour quand il se réveillera, nous devons l’amadouer… »

 

Quelques gouttes fraîches venaient se briser sur mon pif protubérant et se disperser dans mes cils broussailleux telle la bruine de mon pays d’origine. Au loin j’entendais quelques murmures qui me firent penser à une fourmilière dans laquelle grouillait tout un tas de fourmis. Il y avait visiblement beaucoup de monde autour de moi.

Dans un effort surnain j’ouvris ma paupière gauche. Celle de droite était bizarrement bien trop lourde et douloureuse. De mon œil ouvert j’observai une petite foule composée de personnages divers et variés. Il y avait là le minotaure qui m’avait assommé. C’est lui qui se rendit compte le premier que je m’éveillai.

 

« Maîtresse Cléhalène ! Le Nain revient à lui !

- Ah ! Excellent, excellent. Grobil, reculez, vous êtes sans doute un mauvais souvenir pour lui.

- Un mauvais souvenir ? J’lui ai sauvé la barbe à ce Nain. »

 

Ces mots me soulagèrent même si je restai méfiant. Apparemment, je n’allai pas resservir de sac de sable pour entraîner cette brute épaisse. J’étais dans une grande pièce souterraine à en croire les parois rocheuses qui délimitaient l’endroit. De l’eau me tombait dessus depuis une stalactite. Je me décalai donc sur ma gauche même si de toutes façons j’étais déjà trempé. Une dizaine d’individus se trouvaient dans la pièce.

 

L’Elfe qui donnait des ordres à tout le monde sembla vouloir communiquer :

« Ah ! Vous êtes de retour parmi nous. Parfait, parfait. Nous n’avons plus de temps à perdre maître Nibelund. Il faut vous lever et écouter ce que nous avons à vous dire et…

- Woh woh woh… calmos, qu’est-ce que j’fais là ? Z’êtes qui ? Et où suis-je d’ailleurs ? Et comment vous connaissez mon nom ?

- Pas d’inquiétude, vous êtes en sécurité.

- Ouais et c’est grâce à moi. » S’empressa de préciser le Minotaure comme s’il avait peur des représailles.

 

Mes souvenirs remontaient à la surface mais pas forcément dans le bon ordre. Sans doute la violence du coup de gourdin sur ma tête avait mis la pagaille dans ma cervelle. Je me remémorai la course poursuite dans les ruelles de Vahal, le meurtre auquel j’avais assisté, impuissant et puis cette masse, ce mufle, cette grosse vache qui m’avait assommé.

Pendant que défilaient dans ma tête toutes ces choses, l’Elfe à la voix stridente poursuivit son discours. Je reprenais le wagonnet de la conversation en essayant de dissimuler le fait que mon esprit avait légèrement décroché.

 

« … c’est donc vous qui allez vous en charger. »

 

Cependant vu la tournure de la dernière phrase, je fus bien obligé de demander à ce qu’on m’explique tout à nouveau. Hors de question de s’engager dans une chose dont on ne sait rien. J’avais visiblement agacé Cléhalène qui sortit avec toutes les personnes présentes en me lançant un regard des plus méprisant. Ce fut donc le minotaure, le seul à être resté dans cette salle obscure illuminé par quelques chandelles, qui me mit au parfum.

 

« Bon, je me nomme Grobil, c’est moi qui vous ai sauvé la mise dans la ruelle.

- Oui, ça j’avais compris mais vous auriez pu me demander gentiment de vous suivre.

- Vous l’auriez fait ?

- Euh… non.

- Voilà, je n’avais donc pas le choix.

- N’attendez tout de même pas que je vous remercie. Un Nain ne remercie jamais la main qui le frappe…

- Ni celle qui lui sauve la vie apparemment. Enfin bref, assez perdu de temps en palabres inutiles, je vous explique la situation. »

 

Ma première pensée fut que ce Minotaure ne devait pas être n’importe qui pour parler de la sorte sans faire meuhmeuh à la fin de chaque phrase. Ma seconde pensée fut que j’avais soif. Je pris donc la choppe que l’on m’avait amené et en descendit une bonne moitié dans mon gosier tout en écoutant Grobil.

 

« Vous êtes ici dans la Chambre des Chevaliers Abscons. Nous sommes une société secrète oeuvrant pour le salut des Vahaliens. Nous luttons contre une autre guilde, celle que dirige Prozak en secret et…

- Ah oui d’accord, tout s’éclaire, j’ai…

- TAISEZ VOUS ! Ecoutez, vous n’avez que ça à faire et nous n’avons que faire nous, de vos dires ! C’est clair ?

- Très clair.

Je dois dire qu’à ce moment, je me suis demandé si je ne préférais finalement pas la voix aiguë de l’Elfe.

- Bon alors je peux continuer.

Je me contentai d’un hochement de tête pour signifier mon approbation.

- Il y a peu, un ouvrage a été trouvé à la bibliothèque de Vahal. On y apprend que les Nains peuplaient Edenya bien avant que les Dieux ne décident de faire de cette terre un sanctuaire pour les réincarnés. Elaflor, le Faune que vous avez vu se faire occire par les hommes de Prozak au port était en train de travailler sur ce sujet. Enfin disons même qu’il avait terminé ses recherches.

- Des recherches sur quoi ? » Ça avait été plus fort que moi, il fallait que je sache.

« Le Sceptre de Brocken. Un artefact magique qui permettrait d’après ce que nous savons de plonger le monde dans le brouillard et l’illusion la plus totale.

- Oh c’est moche…

- Oui, d’autant plus que Prozak est sur le point d’envoyer ses sbires dans la Vallée des Brumes. C’est là que doit se trouver le Sceptre. S’il le trouve avant nous, c’est la fin de ce monde.

- Nous ?

- Oui. Vous ne pouvez plus faire un pas dans Vahal sans risquer de vous faire assassiner, il ne vous reste donc qu’une seule voie à suivre, celle des Chevaliers Abscons.

- Ah oui mais le hic c’est que je ne sais pas monter à cheval, je vais vous retarder dans votre quête.

- Nous n’avons de chevalier que le titre. Nous voyageons à pieds donc vous pouvez très bien nous accompagner.

- Oui, enfin, vous, vous voyager à pattes.

- Ahahah ! Vous n’arriverez pas à vous défiler ou à vous faire exclure. Nous avons besoin de vous pour remplacer Elaflor de toutes manières. »

 

J’ai tout tenté pour qu’on me laisse vivre tranquillement à Vahal mais le Minotaure avait toujours une réponse pour me contraindre à les accompagner. Après un bon moment de parlotte, je décidai d’abdiquer et de les suivre tel un condamné montant sur l’échafaud. C’est à ce moment que les autres Chevaliers Abscons revinrent garnir la petite pièce souterraine.

 

Grobil s’adressa à Cléhalène :

« Il accepte maîtresse. Nous pouvons donc rejoindre les autres.

- Très bien, alors partez sur le champ.

- Quoi ? Tout de suite ? Mais je n’ai aucun équipement.

- Prenez le paquetage d’Elaflor, là où il est il n’en a plus besoin. »

 

L’Elfe me tendit un sac qui sentait légèrement le bouc. Nul doute qu’il avait dû appartenir au Faune. Quoi qu’il en soit, je ne me sentais pas prêt à partir, j’aurais voulu encore poser milles questions mais on ne m’en laissa pas le temps.

 

« Attendez, attendez, je voudrais en savoir un peu plus sur cette quête qui démarre, sur votre Ordre des Chevaliers Abscons, sur…

- Grobil vous expliquera tout en route. C’est un long périple qui vous attend.

- Mais… »

 

Je sentis une main poilue m’attraper avec force par la nuque et me tirer hors de la salle secrète.

 

« Filons, les autres nous attendent ! »

 

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commentaires

krismalo 17/04/2009 22:19

J'aime bien ton histoire et pour ce qui est des noms de tes personnages alors triple banc à la malouine!!amicalementkrismalo

Lud 17/04/2009 23:48



Et ça se fait cooment un triple banc à la malouine ?
En tout cas merci !



SAD 17/04/2009 19:39

Lud 17/04/2009 23:47



T'as attrapé un coup de soleil ?



Muriel 17/04/2009 10:04

bon ben je dois recommencer ils ont pas valider le commentaire pppffff je disais que les dessins etaient toujours aussi jolie on dirai du velours !!!!! bon ben il garde son mal de crane hein car deja donner moi lollll bonne journée

Lud 17/04/2009 17:35



Ah ! Tu vois que c'est moins pratique pour laisser des commentaires !
Pour le Nain, pas d'inquiétude, une bière et le mal de tête passe.
Les dessins sont chouettes, oui, SAD est une experte en colorisation.



Caliope 17/04/2009 00:49

De rien, en fait, j'aime bien ta prose et tes jeux de mots ;-)T'as pas encore les F de face de bouc, trop la chance toi !

Lud 17/04/2009 17:30



Merci !
Je crois que les (F) ne sont affichés que si tu mets l'option "recommander" en évidence en bas de tes articles non ?



Alice 16/04/2009 19:08

C'est beau le libre arbitre

Lud 16/04/2009 19:55



Ah le libre arbitre... un truc en voie d'extinction.