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Monblôg


Monblôg aime qu'on lui flatte les flancs mais aussi qu'on lui corrige l'orthographe, qu'on lui fasse des compliments, des gouzis-gouzas ou qu'on lui offre des dessins.
Attention : ça reste une bête sauvage !
Dessin de SAD.

Inspired by...






La Boule d’Awhan, vous connaissez ?

Non, ce n’est ni du vin ni du fromage…

 

C’est un monde qui s’étiole mais qui demeurera éternel grâce à la plume d’un chroniqueur farfelu, Lug-Uleth Darkhaz (dit Lud) protégé dans ses pérégrinations par Monblôg le gardien du grimoire. Un univers que je vous laisse découvrir à votre guise.

 

Bonne lecture !

 

2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 00:08

« Vous êtes ethnologue ? Ah d’accord ! Vous venez pour expertiser ma cave ? »

Un tavernier pas très malin.

 

Les Gnomes

 

D’après une légende dont on a perdu le fil au cours des siècles, les Gnomes seraient originaires de l’Ayeurlande à l’ouest de l’Ile Rosbif. On distingue deux catégories parmi les Gnomes. Ceux qui naissent sur l’Ile d’Ayeurlande ont les cheveux orange vifs tandis que les autres ont les cheveux verts. Toutefois cette petite différence n’est pas un facteur de jalousie ou de discrimination entre les Gnomes. Ils font bien tous partis de la même famille.

Toujours en rapport avec le physique de ces personnages, on note leur petite taille et le fait qu’ils soient tous assez minces mais néanmoins robustes. Les muscles saillants et le fait qu’ils soient très vifs font qu’il vaut mieux se méfier d’eux et ne pas trop les taquiner si vous ne voulez pas être ridiculisés par un personnage d’un mètre vingt [1].

 

La plupart d’entre eux sont des éleveurs de porcs et des fabricants de saucissons mais ils sont aussi passés maîtres dans l’art de brasser la bière. On les retrouve ainsi sur toute la Boule, tant en commis de ferme qu’en tavernier.

Certains choisissent une vie d’aventurier mais leur petite taille fait que bien souvent certaines poignées de portes sont trop difficiles à atteindre et ils se retrouvent bloqués assez rapidement dans les donjons. C’est pourquoi ils font donc généralement partie d’une compagnie dans laquelle se trouvent des êtres plus grands.

 

Jovials, accueillants et curieux, les Gnomes sont appréciés sur la Boule [2] et ne font que très rarement parler d’eux en de mauvais termes. C’est un peuple pacifique qui est toujours prêt à défendre les grandes valeurs de la civilisation quand une guerre éclate. Ils participent alors à l’effort collectif contre les forces du mal avec les moyens qu’ils possèdent.

 

Cette communauté croit en l’égalité des sexes et les Gnomines peuvent aspirer aux mêmes fonctions que leurs pendants masculins. Elles ont tout de même une préférence pour les métiers artistiques, la botanique et une vocation pour la sorcellerie. Car oui, les Gnomines sont tout à fait capables de maîtriser quelques sortilèges en plus du maniement du rouleau à pâtisserie à des fins martiales. C’est d’ailleurs un fait assez étrange car les Gnomes, eux, n’ont aucun don pour la magie et l’on imagine bien alors qui dirige à la maison.

 

En ce qui concerne la religion, il est très intéressant de noter que les Gnomes et les Humains partagent les mêmes croyances. De ce fait, ils ont en plus de leurs festivités traditionnelles, les mêmes célébrations que les Hommes et il y en a même qui ont embrassé des carrières de moines.

 

Malgré tout ce qui vient d’être dit concernant l’affabilité des Gnomes, il faut savoir qu’il existe quand même un groupuscule de terroristes Gnomes en Ayeurlande qui lutte contre les troupes Lilliacéennes [3] qui ont envahit le nord de l’île. Ils ne font cependant que défendre leur territoire et ont avec eux l’opinion publique awhanienne. Ce sont là de faux méchants qu’il ne faut pas craindre si vous êtes du côté qu’ils considèrent être le bon.

Il n’empêche que l’on raconte aussi que certains Gnomes auraient pris goût à la violence après avoir participé à quelques opérations de sabotages. Ils se seraient regroupés en une fratrie connue sous le nom de GAEC (Gnome Autonome Et Chauves), une branche de la très puissante Confrérie des Chauves. Bili Korrigan le barde des Scrabouilles Citrouilles est d’ailleurs souvent considérés comme l’un des piliers de cette organisation.

 

***

 

[1] Non, ça ne sent pas le vécu.

[2] Mêmes les Orques et les Ogres apprécient les Gnomes à leurs manières.

[3] Troupes de l’Ile Rosbif. Le nord d’Ayeurlande leur permet de contrôler le passage maritime entre l’Ayeurlande et l’Ile Rosbif.

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21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 03:19

Les coutumes de la Boule sont diverses et variées comme vous l’imaginez sans doute. Il en est des plus plaisantes que d’autres, des plus amusantes, des plus intéressantes, des carrément dingues aussi… Bref, il en existe tout un tas que je vous ferai découvrir au fur et à mesure de mes récits. Pour l’heure, je dois vous parler d’une coutume en particulier. Oui, « je dois » car j’y suis obligé (ou presque).

 

Le Tag

 

Il s’agit d’une tradition d’origine Obienne, une contrée loin au nord, au cœur d’une forêt. Le but est de refiler un parchemin de paralysie, le tag, à une personne proche qui une fois qu’elle l’aura lu se retrouvera immobilisée. A partir de ce moment, la victime n’a qu’une seule chose à faire pour retrouver sa mobilité : répondre aux questions qui se trouvent sur le tag et ainsi dévoiler des vérités sur sa vie à l’incorrigible farceur qui l’a piégée.

 

Même si le tag ne permet d’obtenir des renseignements que sur les thèmes autorisés par les Arcanes de la Gaudriole [1], certains malandrins ont eu l’idée d’utiliser de véritables parchemins de paralysie pour soutirer bijoux et bourses à de pauvres pèlerins sans défenses. C’est pourquoi il faut toujours se méfier lorsqu’un individu que vous ne connaissez pas vous remet une missive. D’autant plus que les amulettes de protection contre les tags ne sont d’aucun secours contre les vrais sorts de paralysie.

 

Le tag est un phénomène grandissant sur la Boule car la tradition veut aussi qu’une personne taguée puisse se venger en taguant d’autres personnes à son tour. C’est la raison pour laquelle les tags sont réutilisables à volonté contrairement aux parchemins de sorts classiques.

 

En fait si je vous parle de cette coutume c’est parce qu’un jour j’en fus la victime. Laissez moi donc vous raconter le récit de ma mésaventure :

C’est par un après-midi pluvieux dans une région qui ne m’était pas familière que je fis la rencontre des Quatre Fantasques, une troupe de comédiens qui m’invitèrent bien aimablement à m’abriter sous leur chapiteau en attendant que cesse l’averse.

 

[Les Quatre Fantasques ou Le Tagueur et ses sbires]

 

Ils m’offrirent un peu d’alcool fait à base de figues puis pour me distraire et faire passer le temps, ils jouèrent une pièce durant laquelle l’un d’eux me remit un parchemin. Pensant qu’il s’agissait d’une sorte de spectacle interactif, je lus à voix haute ce qui était en fait un tag. En un clin d’œil j’étais immobilisé. Les quatre comédiens hilares semblaient ne plus pouvoir s’arrêter de rire ce qui provoquait en moi une sorte de bouillonnement insupportable.

La question qui m’était posée n’avait rien de sorcier [2]. Nous étions peu après le changement d’année et la tradition veut qu’en cette période les Awhaniens prennent des résolutions. Des objectifs à tenir en quelque sorte.

Les quatre troubadours m’encourageaient à répondre mais j’avais peur que ma réponse ne suffise pas à rompre le charme du tag. Je hurlai tout de même :

 

« JE N’AI PRIS AUCUNE RESOLUTION POUR LA NOUVELLE ANNEE ! »

 

Quel ne fut pas mon soulagement lorsque je sentis mon gros orteil bouger à travers ma chaussette trouée. Les Quatre Fantasques furent quelque peu déçus de ma réponse mais beaux joueurs puisqu’ils me payèrent une nouvelle tournée de leur gnôle. Quant à moi, depuis ce jour je ne me sépare plus de mon amulette de protection contre les tags.

 

***

 

[1] L’organisation fabriquant les tags.

[2] Les tags ne sont d’ailleurs jamais des énigmes et heureusement sans quoi beaucoup d’honnêtes gens seraient bloqués aux quatre coins de la Boule.

 

[Cet article est donc ma réponse au tag de Koulou sur les résolutions de 2009. J’ai cherché à participer d’une manière amusante et surtout en restant en accord avec l’esprit de ce blog. Je tague à mon tour puisque c’est la règle : Rei, Zordar, Tata Sica et Alex. Néanmoins, l’année n’est déjà plus si neuve pour parler de résolutions et vous pouvez tout à fait refuser.]

 

 

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4 janvier 2009 7 04 /01 /janvier /2009 14:01

Il n’y a bien que les Elfes qui ne jouent pas sur la Boule d’Awhan. Si j’ai appris quelque chose au cours de mes voyages c’est que toutes les autres civilisations aiment jouer. Le jeu est un tisseur de liens sociaux et un puissant allié contre l’ennui, qu’il s’agisse d’une joute sportive allant jusqu’à la mort de l’un des concurrents ou d’une vulgaire partie de dés.

 

Le Cul de Poule

 

S’il est une chose à laquelle tout le monde joue, ce sont bien les dés, à condition d’avoir des mains pour les lancer ou à défaut, une bouche.

 

Le jeu du Cul de Poule jouit d’une extrême popularité sur la Boule en raison de la très grande simplicité de la règle. Il suffit de faire un neuf avec une paire de dés et de crier « kotkot j’ai pondu mon neuf » pour valider un lancer victorieux avant que l’un des autres joueurs n’ait pu dire « un renard dans le poulailler ». Attention toutefois à ne pas dire « kotkot j’ai pondu mon neuf » à tort et à travers pour ne pas risquer d’avoir un gage [1].

 

L’origine de ce jeu n’est pas bien connue mais sans doute remonte t-elle à la création des premiers dés par un Nain au chômage technique surnommé Dédé. Il tailla sans trop savoir pourquoi quelques blocs de granit en cube et après avoir pensé un instant faire la même chose avec du fromage de yak pour accompagner sa bière à l’apéro, il s’aperçut qu’en lançant l’objet sur le sol, celui-ci ne retombait presque jamais sur la même face. Les Nains étant de grands férus de mathématiques, le tailleur des dés Dédé décida de graver sur chaque face un chiffre et de créer un jeu de hasard [2]. Le Cul de Poule ayant une règle relativement simple, on pense que ce fut le premier jeu à avoir été créé.

 

Bien sûr au fil des siècles, le jeu a pu s’enrichir de multiples règles et de nombreuses variantes sont apparues dans toutes les régions de la Boule d’Awhan, hormis les régions boisées où vivent les Elfes, car je le répète, ces derniers refusent de s’avilir à ce genre de bassesse de l’esprit, cette immonde perversion qu’est le jeu.

Ainsi, en Breizhie par exemple où j’ai eu l’occasion de jouer contre de vrais autochtones, une règle fait toute la différence puisque si l’un des lanceurs fait un huit et qu’il ne dit pas « crustacé » avant que ses camarades ne lâchent une perle, il est éliminé jusqu’à la prochaine pleine lune. A part ça, la règle ne change pas.

Enfin, il est important de noter que le jeu du Cul de Hibou auquel on joue sur l’Ile Rosbif n’est en aucun cas une variante du Cul de Poule. Il s’agit d’un jeu à part aux règles bien précises et bien plus complexes d’autant plus que là encore, les variantes sont nombreuses.

 

***

 

[1] Traditionnellement il s’agit de gober un œuf cru mais suivant les régions ça peut varier.

[2] Pour les Nains le hasard n’existe pas et ils préfèrent parler de jeu de probabilités.

 

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