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Monblôg


Monblôg aime qu'on lui flatte les flancs mais aussi qu'on lui corrige l'orthographe, qu'on lui fasse des compliments, des gouzis-gouzas ou qu'on lui offre des dessins.
Attention : ça reste une bête sauvage !
Dessin de SAD.

Inspired by...






La Boule d’Awhan, vous connaissez ?

Non, ce n’est ni du vin ni du fromage…

 

C’est un monde qui s’étiole mais qui demeurera éternel grâce à la plume d’un chroniqueur farfelu, Lug-Uleth Darkhaz (dit Lud) protégé dans ses pérégrinations par Monblôg le gardien du grimoire. Un univers que je vous laisse découvrir à votre guise.

 

Bonne lecture !

 

21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 13:49

« La géographie, c’est bon pour savoir ce qu’il vous reste à envahir »

Octopus IV de Mafialie.

 

L’Ile Rosbif

 

L’Ile Rosbif est séparée de Duhô, le continent supérieur, par un bras de mer que l’on nomme le Chenal. C’est un vaste territoire entouré d’eau, délimité au nord par le mur de Laurel construit entre 1216 et 1247 et qui délimite une frontière avec la Chardonie, une région sauvage et hostile. A l’ouest de l’île, on peut voir depuis les côtes et par temps très clair, ce qui de l’avis de tous est plus rare que de trouver de l’or dans le cul d’une vache, l’Ayeurlande, le territoire des Gnomes.

 

C’est en l’an 127 alors que les troupes d’Octopus IV traversent le Chenal que les géographes mentionnent pour la première fois l’Ile Rosbif. Avant cette date, nous n’avons aucune idée de ce qu’était ce territoire hormis un dessin sur la carte établie en 60 par les Sept Elites [1].

La présence Mafialienne sur l’île ne fut que de courte durée car dès 130, les autochtones se rebellèrent et déclarèrent leur indépendance. Pendant quelques décennies, les seigneurs locaux fomentèrent des plans tous plus biscornus les uns que les autres pour devenir roi. C’est finalement Coelhius Apicius, un ancien colon de Mafialie, cuisinier de son état, qui tira sa fourchette du placard à balai et prit le pouvoir en 174 par ce qui est resté dans les mémoires comme « La ruse du Mont Cörndbif » [2]. Il changea ensuite son nom en Coël pour être plus en osmose avec « son » peuple et fonda la dynastie des Coëliens qui perdura jusqu’en 1247.

 

La famille qui renversa Laurel, le dernier Coëlien, puisait, elle, ses origines directement du cœur de l’Ile Rosbif. De Liliac pour être précis, une ville florissante de l’ouest. De par leur descendance tout à fait insulaire et grâce à un bon petit pécule pour graisser certaines pattes, les Liliacées n’eurent aucun mal à mettre Leek sur le trône et à faire perdurer leur dynastie jusqu’à aujourd’hui.

Il faut dire aussi que cette famille est extrêmement sévère avec ses opposants et ne fait pas de sentiment, comme le prouve leur présence au nord-est d’Ayeurlande bien que les peuples awhaniens fassent pression pour que le territoire soit rendu aux Gnomes.

 

D’un point de vue économique, l’Ile Rosbif jouit d’une position géographique idéale pour contrôler les liaisons maritimes entre le sud et le nord. De nombreux pirates à la solde de Leek-Siksteen, l’actuel roi, détournent des navires marchands et assurent ainsi des denrées de qualité à moindre coût aux insulaires.

Sur le territoire même, il n’y a que peu de ressources exploitables mais les habitants sont devenus de grands éleveurs de moutons et en exportent suffisamment pour pouvoir acheter d’autres produits. D’autre part, les collines et les forêts giboyeuses de la Chardonie assurent à l’automne assez de viande aux habitants et des parties de chasse mémorables.

 

Il est enfin nécessaire de souligner les grandes qualités des marins de l’île Rosbif qui furent les premiers à explorer l’archipel des Corayas, dans l’hémisphère sud de la Boule. Cette découverte qui est l’œuvre de la navigatrice Philomène Braiqufloth à longtemps permis à la couronne des Liliacées d’avoir la main mise sur le commerce des fruits exotiques, comme la Corne de Baldakïn par exemple.

 

***

 

[1] Voir « De la Géographie ».

[2] Coelhius Apicius invita au sommet du Mont Cörndbif, sous un dolmen, tous les prétendants à la couronne de l’île Rosbif pour parlementer. Une fois tous réunis, la réunion pouvait commencer mais le fourbe Coelhius demanda un instant de répit pour se vider la vessie. Alors qu’il arrosait allègrement l’herbe et les fleurs en se soulageant, un glissement de terrain fit s’effondrer l’édifice et tous les petits chefaillons périrent écrasés sous les énormes rochers. Beaucoup y virent un signe fort des Dieux tandis que d’autres accordent à Coelhius l’invention du pâté.

 

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12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 00:19

Pour s’y retrouver dans leur rendez-vous, les Hommes de la Boule d’Awhan mais aussi les Gnomes utilisent encore aujourd’hui un calendrier mis au point à la demande d’Octopus Primaire gouverneur puis roi de Mafialie.

 

Le Calendrier Pierre-Elie

 

C’est donc de Mafialie qu’est venue cette idée de découper le temps qui passe en diverses périodes. Octopus Primaire était devenu le gouverneur de la petite péninsule de Mafialie et voulait impérativement faire entrer la Boule dans une nouvelle ère. Il demanda alors, lors d’un discours à l’Assemblée, à de nombreux astrologues, magiciens, mathématiciens et météorologues de trouver un moyen de calculer le temps qui passe. Jusqu’alors il n’y avait que les Elfes qui s’étaient intéressés à une telle chose mais ils refusaient de partager leurs connaissances.

 

Rapidement les savants se mirent d’accord pour définir une première période assez courte qui recommence à chaque fois que le Grand Astre Solaire fait un tour complet de la Boule d’Awhan et l’illumine. C’est la naissance de la journée et par conséquent de la nuit.

A partir de ça les astrologues constatèrent que la nuit, la Lune n’était jamais la même. Elle suivait un cycle précis de formation qui se reproduisait toutes les 28 nuits. Cela permis donc de délimiter deux autres périodes, les semaines composées de 7 nuits et les mois composés de 4 semaines.

C’est un météorologue [1] dénommé Aldi qui prit conscience à partir des travaux effectués, que le climat lui aussi répondait à des cycles plus ou moins précis. Il apporta donc sa pierre à l’édifice en inventant le principe des quatre saisons qui définissent une année. L’hiver, le printemps, l’été et l’automne naquirent. « Vive Aldi pour cette trouvaille ! » s’exclamèrent les autres savants.

 

A partir de toutes ces recherches qui durèrent très longtemps du fait de la nécessité de prouver par l’observation ce que l’on croyait, il fut demandé aux magiciens de découper le temps.

Un seul y parvint réellement, le mage Pierre-Elie qui produisit un calendrier adopté par l’Assemblée le premier jour du premier mois de la première année.

L’originalité de ce calendrier c’est que tous les trois mois, le premier jour du mois correspond au début d’une nouvelle saison. C’est ce que l’on appelle les Calendes Pierrellienne.

 

[Chaque mois d’un calendrier est traditionnellement illustré par une femme dévêtue]

 

 

Le Calendrier :

 

Les jours de la semaine [2] :

 

Pronto

Igarne

Restili

Ecuade

Larnis

Lecoïa

Ivlinis

 

Les mois [3] :

 

Aig (première calende et début de l’hiver)

Eirlys

Essarpars

Floril (deuxième calende et début du printemps)

Cynoch

Kief

Julep (troisième calende et début de l’été)

Décib

Bibarda

Laiffe (quatrième calende et début de l’automne)

Cymru

Coma

 

***

 

[1] Une science inexacte mais qui intéresse beaucoup les pécores de la Boule.

[2] Pierre-Elie donna aux sept jours de la semaine les noms de ces sept filles.

[3] Il fut décidé que les noms des mois correspondraient à ceux de douze déesses dont les attributs correspondent à une caractéristique de la période.

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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 17:56

Il ne faut pas confondre la géographie et l’hagiographie même si la Boule d’Awhan est un lieu sacré dans son ensemble. Mais désintéressons nous de ces quelques subtilités linguistiques pour nous plonger dans le cœur même de cet article.

 

De la Géographie

 

Pour mieux comprendre les rivalités politico-culturo-socio-philo-commerciales qui existent sur la Boule, il est nécessaire de faire un rapide portrait géographique des lieux. Pour ça je me suis appuyé dans un premier temps sur les écrits de Yorj Mouchtakich, un pâtre de Kebabich [1] qui a beaucoup voyagé derrière le cul de ses brebis.

Toutefois, les écrits du vieux berger sont aujourd’hui complètements archaïques. En effet, la géographie de la Boule d’Awhan est parfaitement connue depuis le lancement du giga sort de Cartographie des Lieux Sacrés. Ce sont les Sept Elites [2] qui lancèrent ce sort aux alentours de l’an 60 dans un donjon démoniaque où ils étaient perdus. Ils retrouvèrent leur chemin mais perdirent quelque peu le contrôle de la situation car c’est la Boule entière qui est sacrée puisque de nature divine et c’est donc la Boule entière qui fut cartographiée. Les données récoltées furent toutes rassemblées dans un ouvrage unique, le gogolmap que tout le monde peut consulter un peu partout.

 

Il n’est pas question de faire ici la liste des royaumes, empires, provinces autonomes ou principautés présentes sur la Boule. L’objectif est bien plus simple : décrire en quelques lignes les grandes régions du monde.

 

La Boule se compose de deux continents principaux, le Duhô et le Dubâ séparés par la mer Marmoréenne ainsi que de tout un tas de chapelets d’îles dispersées sur toutes les mers et océans.

On distingue généralement le Duhô Occidental, très hospitalier du Duhô Oriental où il n’y a que terres désolées ou presque, comme les fameuses Steppes d’Oukikaïdur par exemple. Traditionnellement, on rattache l’Ayeurlande et l’Ile Rosbif à ce continent de l’hémisphère nord. L’étroit bras de mer qui sépare les deux îles du reste du continent se nomme le Chenal.

Le Duhô forme donc une vaste étendue où de nombreux peuples se côtoient et parfois se déchirent mais toujours pour de bonnes raisons.

 

Le Dubâ est l’autre continent de la Boule. Situé en grande partie dans l’hémisphère sud, il est plus mystérieux, plus sauvage, car Octopus IV n’a pas réussi à y mettre les pieds. En forme de croissant, ce territoire est presque deux fois plus vaste que Duhô. On y trouve le même type de population, des Elfes, des Nains et de nombreux Hommes qui ici se nomment donc les Zömbrs [3].

Notons quand même que de nombreux territoires du continent sud restent inexplorés et conservent encore très certainement de nombreux secrets.

 

Enfin, les petites îles parsemées sur les océans sont si nombreuses que certains géographes peu en phase avec l’esprit mathématique des Nains les qualifient d’innombrables. Généralement, les populations sont les mêmes que sur les deux continents à une exception près, l’archipel des Corayas où l’on trouve de curieux personnages, petits, imberbes et vivant tout nu (ou presque) en permanence. Ce sont les Insulaires, nommés comme cela car ils sont absolument endémiques aux îles du sud-ouest de Dubâ.

 

Un mot sur les vastes étendues d’eau salée pour conclure. Outre la mer Marmoréenne qui sépare les deux continents de la Boule, il existe aussi une multitude de mers intérieurs enclavées dans les terres de Duhô et Dubâ. Un océan borde également toute les surfaces émergés du monde : l’Océan Awhanique que l'on divise généralement en deux parties distinctes, le Hôawhanique au nord et le Bâawhanique au sud [4].

 

***

 

[1] Région du sud du Duhô Occidental.

[2] Oeubeul, Proutchik, Spytza, Pekler, Kek, Altazim et Barlo sont les sept mages ayant amené la communauté awhanienne à la découverte de la Cartographie Moderne. On les surnomma les Sept Elites après cette fabuleuse invention.

[3] Déformation due à l’accent des Hommes de Dubâ.
[4] Merci Alice.

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25 janvier 2009 7 25 /01 /janvier /2009 00:15

« Pour se souvenir des évènements passés, pour savoir à quelle heure on bouffe et pour ne pas oublier un rendez-vous chez l’arracheur de dents : découper le temps est aussi primordial que de découper nos ennemis en tranches. »

Octopus Primaire, roi de Mafialie

Extrait de son discours à l’Assemblée, peu avant l’an 1

 

Brève Chronologie

 

Avertissement :

 

Il est avant toutes choses nécessaire de préciser que le découpage qui va suivre n’a pas lieu d’être pour les Nains et les Elfes qui ont déjà leur propre calendrier. Il se peut donc que vous qui êtes barbu plutôt court sur pattes ou une grande saucisse sèche avec de longues oreilles ne soyez pas d’accord avec ce qui va suivre. Ce n’est toutefois pas une raison suffisante pour arracher les pages de ce grimoire. D’autant que plus loin dans cet ouvrage vous trouverez une chronologie de la Boule d’Awhan selon vos croyances même si j’émets de gros doutes sur la capacité des citoyens awhaniens à y comprendre quoi que ce soit.

 

Introduction :

 

Soyons clairs, nets et précis, il existe trois grandes périodes selon les Hommes dans l’histoire de la Boule d’Awhan. Les voici :

 

1° - L’ère de Rien

 

Selon la croyance populaire, au commencement il n’y avait rien. Les dieux flottaient dans le vide intersidéral et patati et patata. Bref, si cette époque fort lointaine vous intéresse réellement, vous n’avez qu’à lire (ou relire) L’Origine du Monde.

 

2° - L’aire sans frontière (estimée à 10 815 années)

 

Une fois la partie de pétanque divine terminée, la vie pouvait enfin prendre ses droits sur la Boule d’Awhan qui était alors une aire sans frontière dans laquelle chaque être vivant prenait sa place et le plus généralement, il faut bien le dire, cette place se trouvait dans l’estomac d’un autre être vivant.

C’est une période de grandes découvertes où tout va très vite sauf les escargots escamotables et autres bestioles du genre. Les hommes primitifs évoluent au fil de leurs découvertes et forgent des légendes qui aujourd’hui encore perdurent.

Il s’agit toutefois d’une société essentiellement de tradition orale et que l’on peut qualifier d’oisive car elle laisse le temps filer sans essayer d’en comprendre les mécanismes. Il n’y a que trois choses qui ont de l’intérêt pour les hommes d’alors, la boustifaille, la reproduction et la sieste. Certes, ces lieux communs ne sont plus d’actualité vers la fin de l’aire sans frontière lorsqu’en Mafialie, une dynastie commence à émerger et à coloniser peu à peu la Boule en imposant un nouveau mode de vie aux peuples conquis mais il faut bien se rendre à l’évidence, nos ancêtres n’en faisaient pas lourd.

 

D’après les recherches du grand historien et mage du temps Haristate Léfès, l’aire sans frontière aurait durée environ 10 815 années. Pour établir ce constat, il aurait lancé un sort de dendrochronologie [1] sur un morceau de bois calciné retrouvé à soixante mètres de profondeur dans la vieille forêt du Peigne d’Eliande en Breizhie. Le bout de charbon aurait alors révélé son âge avant de finir en poussière sous la puissance de l’enchantement. D’autres mages du temps sont plutôt sceptiques quant à ces calculs car cela voudrait dire que l’ère de Rien aurait duré plusieurs millions d’années [2], ce qui fait quand même beaucoup pour un tournoi de pétanque.

 

3° - L’heure des calendes (de l’an 1 à nos jours) [3]

 

C’est la création d’un calendrier par Pierre-Elie, à la demande d’Octopus Primaire qui plonge la Boule d’Awhan dans un nouvel âge. A part ça, l’heure des calendes n’est pas bien différente de l’ère précédente. Il s’agit toujours d’une période de découvertes et d’évolutions mais auxquelles il est désormais possible d’associer une date.

 

Le commerce maritime grâce à la construction de gros bateaux se développe un peu plus et avec lui les actes de piraterie et de brigandage. De nouvelles boissons font leur apparition, comme le cidre par exemple qui a donné lieu à une guerre entre les Breizhiens, les Norhöms et les Euskadois entre les années 66 et 72.

Le grand bouleversement dans les cultures date de l’an 118, lorsque Octopus IV, arrière petit-fils d’Octopus Primaire, se lance à la conquête de la Boule. Il a alors unifié la quasi-totalité du Monde et imposé une culture et une religion universelle parmi les Hommes. Pour beaucoup, c’est en 127, après que l’empire se soit étendu à son maximum, que la Boule d’Awhan toute entière est vraiment entrée dans l’heure des calendes puisqu’un Empire regroupait tous les Hommes (ou presque) vivant sur la Boule.

 

[Soldat de Mafialie – Peinture à l’eau. Ier siècle]

 

L’Empire n’a tenu que deux générations mais a laissé une empreinte indélébile sur toutes les civilisations dans les domaines de l’architecture, de la religion et du mode de vie. Depuis la chute d’Octopus VI en 166, les Hommes n’ont plus jamais réussi à faire l’Union. C’est ainsi que la corruption, le vol et les guerres fratricides incessantes sont devenues légions dans certaines parties du Monde, notamment celles où les créatures de l’ombre pullulent.

 

Cela fait maintenant plus de 2 200 ans que nous sommes entré dans l’heure des calendes et le Monde semble amorcer un déclin retentissant qui me pousse à écrire ce grimoire car je sens que la fin est proche. Je n’entre pas plus dans les foisonnants détails historiques qui seront de toutes façons abordés dans les différents récits d’aventures.

 

***

 

[1] Le sort de dendrochronologie permet de donner un âge aux arbres, aux souches et pour les meilleurs mages aux morceaux de charbons.

[2] D’après une méthode de datation des roches mise au point par les Nains et qui consiste à analyser les défauts cristallins.

[3] Les Mauvaises Langues nomment la période que nous traversons « L’heure décadente ». Plus ça va, plus j’ai l’impression qu’ils n’ont pas complètement tort.

 

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