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Monblôg


Monblôg aime qu'on lui flatte les flancs mais aussi qu'on lui corrige l'orthographe, qu'on lui fasse des compliments, des gouzis-gouzas ou qu'on lui offre des dessins.
Attention : ça reste une bête sauvage !
Dessin de SAD.

Inspired by...






La Boule d’Awhan, vous connaissez ?

Non, ce n’est ni du vin ni du fromage…

 

C’est un monde qui s’étiole mais qui demeurera éternel grâce à la plume d’un chroniqueur farfelu, Lug-Uleth Darkhaz (dit Lud) protégé dans ses pérégrinations par Monblôg le gardien du grimoire. Un univers que je vous laisse découvrir à votre guise.

 

Bonne lecture !

 

30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 18:04

On raconte qu’au cœur d’une forêt de l’île d’Ayeurlande se trouve un puits. Que dans ce puits se trouve une fée, minuscule et phosphorescente et que cette fée s’appelle Rioquézac. Alors jusque-là rien d’extraordinaire mais d’aucuns prétendent en plus que l’eau de ce puits serait pétillante et salée. Et puis quoi encore ?!

 

Le Puits aux Lucioles

 Le puits aux lucioles

Belle est la nuit

Dans les bois, les bois du puits

Sombre est le puits

Dans les bois, les bois du puits

 

Mais les lucioles virevoltent

Vertes et luisantes, presque élégantes

Petites, légères, étincelantes

Créatures aux atours désinvoltes

 

Balayées d’une volée par le vent

Vent qui se lève, soufflant du nord

Soufflant, toujours, toujours, plus fort

Soufflant quelque soit le temps

 

Petits vers luisants éclairant les marins

Petites lucioles, affolées par la pluie

Fuyez, fuyez pour toutes vos vies

Fuyez ces hommes et toutes leurs mains

 

Belle est la nuit

Dans les bois, les bois du puits

Sombre est le puits

Dans les bois, les bois du puits

 

Petits vers luisants accrochés dans le houx

Petites lucioles, bringuebalées par le vent

Vous éclairez de votre cœur le pénitent

Mais hâtez-vous, l’hiver est au rendez vous

 

 

[Le Puits aux Lucioles est un lieu appartenant à l’univers d’Edenya, le jeu de rôle par forums]

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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 20:54

Pôl Maroufle n’était pas un barde. Tout juste un mendiant qui pour gagner un peu mieux sa vie avait décidé de se mettre à chantonner ses propres compositions. On lui doit aujourd’hui un titre incontournable que tous les condamnés à mort chantent à la veille de leur exécution pour honorer Décib et ainsi s’assurer une place aux côtés des Dieux. Mais bon, si on en croit toujours ce Pôl Maroufle, de toutes façons « On ira tous six pieds sous terre ».

 

La Chanson du Condamné

 

Je serai pendu demain à l’aube

Ma vie n’était pas faite

Pour les donjons.

C’est arrivé comme de la daube

Au creux de mon assiette

Pleine de morpions.

 

Dans un donjon de pierre

Le plus grand de la Breizhie

Vivait un seigneur fier

A qui mieux valait dire oui

Ou bien alors se taire

Et se cacher là-bas derrière

Les hauts remparts de pierre

Qui protégeaient nos vies

 

Je serai pendu demain à l’heure

Où les bouchers se lèvent

Dans les donjons.

Pour avoir volé un petit beurre

A quelques mauvais élèves

De ce donjon.

 

Dans un donjon de pierre

Le plus grand de la Breizhie

Vivait un seigneur fier

A qui mieux valait dire oui

Ou bien alors se taire

Et se cacher là-bas derrière

Les hauts remparts de pierre

Qui protégeaient nos vies

 

Je serai pendu demain matin

A la potence en chêne

Dans le donjon.

Exécuté comme un simple vaurien

Une pauvre âme en peine

Qui hantera ce donjon.

 

[Portrait de Pôl Maroufle – Coll. Privée]

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14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 12:40

« Les tavernes sont des lieux de cultes ! On y honore les Dieux de la fête, de la bonne humeur, de la boisson et de la bonne bouffe, alors bon sang ! Laissez nous faire notre travail. »

Lissance Catre, extrait de son courrier aux Moines de la Prohibition.

 

La Taverne

 

Les fenêtres éclairées

Depuis la rue nous font penser

Aux yeux d’un ogre éveillé

Qui passe ses nuits à boire et à danser

 

La musique qui sonne au dehors

Et les rires, les cris toujours plus forts

Empêchent le village de s’endormir

A l’intérieur les bardes se succèdent

Sur une estrade enfumée et bancale

Le reste est un véritable dédale

Où les serveuses blondes se perdent

A servir des clients cassant la dalle

Des ivrognes que la mélancolie avale

Et qui dans un verre de trop dévalent

 

Assis à une table, un Nain trempe ses lèvres

Dans une bière ambrée et mousseuse

Tandis qu’autour de lui tourne une danseuse

Qui donne à bon nombre de la fièvre

 

Au comptoir un homme courtise la patronne

Mais malheureusement il ne pourra conclure

Car il est minuit, les cloches sonnent

C’est l’heure de la fermeture !

 

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9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 23:23

Les jours fériés sur la Boule sont souvent l’occasion de profiter du plein air et de la glandouille. En voici un symbole à travers quelques vers.

 

La plage de nacre

 

Quel souvenir inébranlable

Que le bruit de ces vagues

S’échouant sur le sable

Quel parfum irrésistible

Que celui des embruns

S’agitant sous mon nez

Quelle beauté inégalable

Que la perfection d’un galet

 

Quel récital merveilleux

Que ce chant mélodieux

Proposé par le vent d’Est

Quelle splendeur à mes yeux

Que ce lever de soleil rougissant

La face bleutée de l’océan

Quel spectacle incroyable

Qui me fige dans le sable

 

Quelle poésie dans la nature

Quelle sagesse

Quelle force dans les vagues

Quelle fureur

Quelle pureté dans l’écume

Quelle candeur

Quelle prestance de la nature

Quelle noblesse

 

Et moi qui ne suis qu’un Nain

Je peux dire que je ne suis rien

Car jamais aucune de mes deux mains

N’a façonné le monde comme il est ce matin

 

Et ce n’est pas de mes dix doigts

Que j’emprisonnerai ton sable

Tu es et resteras la fille de l’océan

Tu es et resteras la Plage de Nacre

 

 

[La plage de nacre après Koulou]

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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 00:12

Il m’arrive comme de nombreuses personnes sur la Boule de sortir ma harpe et de laisser aller l’inspiration comme le vent dans les voiles d’un fier navire. Je ne peux malheureusement  vous retranscrire que les paroles dans ce grimoire. Enfin, malheureusement, pas si sûr…

 

Joli marin

 

Oh joli marin tu as perdu ton âme

Dans une bière de trop au comptoir

Tu ne sais plus que hurler le désespoir

Tu ne retrouves plus le coeur de ta femme

Et nous on regarde, on écoute ta complainte

Sans oser affronter le chagrin de ton triste regard

Y a des larmes d’eau de mer qui se noient dans ta pinte

Des soupirs de regrets, des voiles comme un épais brouillard

Mais tout ça ce n’est pas grave c’est juste le métier qui t’éreinte

Et c’est pas fini t’en verras d’autres ça va forger ton histoire

Ton histoire de matelot qui prend un peu l’eau ce soir

Mais qui demain voguera de nouveau sur les flots

 

Oui tu chantais sur elle

En déroulant tes filets

Cent, mille ritournelles

Et tu chantais sur elle

En remontant tes filets

Cent mille ritournelles

 

Oh joli marin ne fait donc pas l’idiot

Le vent soufflera toujours pour pousser ton rafiot

La mer et les vagues n’attendent plus que ton étreinte

Il est temps de faire faseyer ton voilage aux mille teintes

Et le ciel se découvre comme une femme découvrirait son corps

Ce n’est pas le tumulte de la mousse dans ton verre qui te fera oublier

Toutes les années passées à revenir avec joie mouiller dans ce port

C’est l’écume, le sel et le chant de sirènes sous une pluie argentée

Qu’il te faut matelot pour oublier toutes ces idées de mort

Et tu nous fais tant de peine que nous sombrons aussi

Emporté par la lame de fond de ta mélancolie

Mais on repartira parce qu’il en est ainsi

 

Oui tu chantais sur elle

En déroulant tes filets

Cent, mille ritournelles

Et tu chantais sur elle

En remontant tes filets

Cent mille ritournelles

 

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20 février 2009 5 20 /02 /février /2009 02:23

Les chants de marins sont depuis toujours les plus populaires de la Boule d’Awhan et il n’est pas rare de découvrir derrière l’âme d’un flibustier ou d’un armateur celle d’un barde. C’est sans doute l’air du bord de mer qui inspire les matelots car la chanson qui suit a été composée par mes soins alors que je me trouvais sur le Corsairfly, le fameux trois mâts du Capitaine Tyrup Sail.

 

Le Port

 

Le port a la mer à ses pieds

Et mets les femmes à genoux

On les entend supplier

Verser des larmes pour leurs époux

 

La mer a le port comme amant

Ils n’oseront jamais se quitter

Leur amour est bien trop grand

Ils n’en ont pas non plus la volonté

 

Le port a la mer à ses pieds

Et englouti les marins

On les entend se noyer

A l’auberge du Vers Devin

 

La mer a le port comme amant

D’aucuns les ont vu se marier

Avec pour témoin le gré du vent

Et comme alliance la volupté

 

La mer a le port comme amant

Et le port a la mer à ses pieds

Tous les deux défient le temps

Comme un vieux couplet

 

Le port a la mer à ses pieds

Et traîne les marins dans la mort

Enlève à ces femmes l’être aimé

Comme autant de trésors

Que des pirates assoiffés

Cherchent toujours et encore

 

La mer a le port comme amant

Et le port a la mer à ses pieds

Ils ont les marins pour enfants

Et laisseront les femmes de côté

 

[Illustration d'après un dessin de Koulou pour Edenya]

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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 02:28

C’est au milieu d’un marché du sud de la Mafialie où se trouvaient de nombreux marchands Dubâcains, des Zömbrs pour la plupart, que l’inspiration s’éveilla en moi pour donner naissance à ce poème. Malheureusement ça ne rend pas honneur à l'ambiance et aux commerçants comme je l’aurais voulu.


 

Le Marché

 

Le parfum des épices orientales

Envahit jusque sous mon nez

La grande place du marché

 

Les voix des marchandes de thé

M’entraînent jusqu’à leurs étals

Comme des sirènes implacables

 

Les sourires de clients assoiffés

Me rappellent qu’à une table

Il est possible de déguster

Un breuvage doux sucré

Que l’on offre au palais

 

Le parfum des épices orientales

Entre sous les tuiles des halles

Comme une danseuse dénudée

Dont la voix ineffable

Guiderait mes pas à ses pieds

 

Je m’enivre de ce brouhaha

Me laissant aller dans ce dédale

Où tout le monde se côtoie

Où toutes les intrigues se trament

 

Et je me mêle à tous les badauds

Me voilant à la face de vigiles vigilants

Suivant les pas d’un porteur d’eau

Je m’évapore…

 

 

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15 janvier 2009 4 15 /01 /janvier /2009 00:36

Les Nains sont plus souvent réputés être de grands buveurs que de fins poètes. Il n’empêche que l’un d’entre eux, Chaôl Touenët, dit le « Fol Braillard », réussit à associer la poésie et la boisson pour le plus grand bonheur de tous.

 

LA BIERE

 

La bière,

Qu’on voit mousser le long d’une chope en verre

A des saveurs amères

La bière

Et ses saveurs brumeuses

Sur le palais.

 

La bière,

Longuement brassée

A des reflets dorés

La bière,

Est un breuvage exquis

Pour les amis

 

Mirrez,

Dans les tavernes

Toute la gaieté et l’insouciance

Mirrez,

Les joyeux nains

Et les hommes se saouler

 

La bière,

Les a bercés

Et a bercé mon cœur

Pendant bien des années

 


PIOCHDÛR
La vraie bière des Nains

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