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Monblôg


Monblôg aime qu'on lui flatte les flancs mais aussi qu'on lui corrige l'orthographe, qu'on lui fasse des compliments, des gouzis-gouzas ou qu'on lui offre des dessins.
Attention : ça reste une bête sauvage !
Dessin de SAD.

Inspired by...






La Boule d’Awhan, vous connaissez ?

Non, ce n’est ni du vin ni du fromage…

 

C’est un monde qui s’étiole mais qui demeurera éternel grâce à la plume d’un chroniqueur farfelu, Lug-Uleth Darkhaz (dit Lud) protégé dans ses pérégrinations par Monblôg le gardien du grimoire. Un univers que je vous laisse découvrir à votre guise.

 

Bonne lecture !

 

12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 00:30

C’est un fait, prier est une chose ennuyeuse, voire extrêmement soporifique. Qui n’a jamais baillé aux corneilles un jour de culte ? Qui ne préfèrerait pas se retrouver au comptoir d’une taverne plutôt que sur les bancs d’un temple ? Quand il y a des bancs d’ailleurs… Heureusement, il est encore assez intéressant de rendre grâce à certains Dieux.

 

Le Culte de Baldakïn

 

Baldakïn est le Dieu de la luxure, celui qui en compagnie de Radchô perdit contre Awhan la finale du tournoi de pétanque originel. Il est donc le Dieu des plaisirs charnels, bienfaiteur des Travailleurs d’Ussex [1] sur l’île Rosbif, protecteur des amants, des pervers, des filles de joies et de tous ceux qui un jour ou l’autre lui ont rendu un vibrant hommage. Voici un Dieu qui compte donc énormément dans la vie quotidienne de la plus grande partie des awhaniens et de ce fait, il possède le plus haut taux de prière de tous les Dieux. Pour tout vous dire, il devance même Awhan au rang des Dieux Immanquables.

 

Que ce soit en tableau ou en sculpture, Baldakïn est généralement représenté sur un matelas, dans son plus simple appareil, arborant toujours un appendice massif là où les Elfes n’ont qu’une brindille à proposer. Cependant, les œuvres mettant en scène ce Dieu sont pour la plupart du temps mises à l’abri des regards innocents dans des chambres d’auberges, des maisons closes ou des temples.

 

Pour un Dieu si puissant et traînant derrière lui autant de fidèles, il fallait des lieux de culte bien particuliers. Ainsi, pendant des siècles, les maisons closes et les trottoirs des grandes villes étaient considérés comme des lieux sacrés voués à la débauche et donc à Baldakïn. Toutes les chambres d’auberges se voyaient décorées d’un tableau ou d’une statuette rappelant qu’avant de s’endormir il était de bon goût de « faire sa prière ». Puis vint la grande épidémie de Chtouille Divine, la cédé comme disent les intellectuels des milieux branchés. Une maladie qui à l’époque [2] fit passer la peste noire pour un moindre mal.

En fait, Baldakïn en tant que Dieu de la luxure possède aussi les attributs pour refiler certaines maladies, dites honteuses, à ses fidèles. Estimant que l’on se moquait légèrement de sa divine personne en ne lui octroyant aucun véritable temple, il décida de punir les awhaniens. Ceux-ci auraient pu décider de s’abstenir pour enrayer la maladie mais sur la Boule les tentations sont trop fortes pour que quiconque ait assez de volonté pour l’abstinence.

 

[Le pageot, véritable lieu de culte]

 

Le Salut des populations vint finalement d’un homme éclairé, Gonorrhée Mahenfeu, un prêtre qui fut le premier à contracter la maladie comprendre que la maladie qui touchait les awhaniens était une punition divine et qu’il fallait tenter de se racheter aux yeux de Baldakïn. Dans sa province de Syphilich, en Kebabich [3], Gonorrhée fit ériger le premier temple à la gloire du Dieu de la luxure. Le fameux temple du Missionnaire. Aussitôt, les populations sur plusieurs lieues à la ronde furent soulagées de tous leurs maux. Un miracle qui dès lors se répéta à chaque fois qu’un temple était construit. La population entière de la Boule fut guérie après que le soixante-neuvième temple ait été inauguré.

 

Aujourd’hui, les Soixante-Neuf Temple de Baldakïn sont très actifs et entièrement gérés par les Grandes Dévouées de Baldakïn, des prêtresses faisant don de leurs corps à la religion et au culte du Dieu de la luxure. Au début de leur carrière, elles doivent faire un pèlerinage à travers toute la Boule afin de s’offrir dans chaque temple au Dieu qu’elles ont choisi de vénérer. Une fois le pèlerinage terminé, elles obtiennent le grade de Grande Dévouée et sont libres de s’installer dans le temple de leur choix pour y accueillir les fidèles en quête de réponses spirituelles.

 

***

 

[1] Des fabricants d’objets de culte de grande qualité à la gloire de Baldakïn.

[2] Epoque de l’aire sans frontière. Il n’existe donc pas de dates précises.

[3] Région du sud-Duhô bordée par la mer Marmoréenne.

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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 00:28

Il y a des Dieux fondamentalement mauvais, d’autres si justes et droits qu’on se demande s’ils n’ont pas un balai coincé dans l’arrière-train. Et puis, il y a ces divinités qui peuvent basculer d’un côté comme de l’autre, dont on ne sait pas s’ils sont louables ou à craindre et qui font la complexité de la religion.

 

Alathyr

 

Le Dieu des voleurs est complexe comme une serrure piégée. Il peut aussi bien faire tomber du ciel une clef de coffre renfermant un précieux trésor dans la main d’un cleptomane ou faire foirer le casse du siècle pour son plaisir personnel.

Alathyr est le plus grand des voleurs et il faut beaucoup d’humilité pour ne pas subir son courroux lorsque vous êtes un maraudeur. Ne jamais voir trop grand et savoir s’arrêter à temps, voici les maîtres mots d’une carrière réussie de détrousseur. Mais même en étant très humble et méticuleux, il est rare qu’un aigrefin soit enterré avec ses deux mains [1].

 

Malgré le fait qu’aucun lieu de culte ne lui soit directement dédié, Alathyr jouit d’un très bon taux de prières clandestines et se classe ainsi parmi les Dieux Immanquables de la Boule. Il faut dire que sa duplicité amène aussi bien les riches marchands, bourgeois et spéculateurs que les bandits et escrocs en tout genre à prier pour lui assez souvent.

Il n’est ni bon ni mauvais et peut intervenir dans les cambriolages les plus immoraux ou aider les pauvres à détrousser les moins pauvres [2].

 

Associé à Awhan dans la partie de pétanque qui créa la Boule, Alathyr fut affublé du rôle de Dieu de la triche. Ainsi, certains voleurs très fervents du Dieu seraient touchés par sa grâce durant les parties de cul de poule ou tout autre jeu d’argent.

 

Le Dieu de la rapine est très souvent en froid avec les autres Dieux qui éprouvent toutes les peines du monde à protéger leurs biens. En effet, il arrive souvent que les offrandes faites par les awhaniens soient détournées par Alathyr sur son propre Compte Offrande Populaire.

Dans ce panthéon, le pire ennemi du Dieu des voleurs est Marmatuèh le Dieu des assassins qui s’immisce souvent dans les cambriolages pour faire en sorte que les fidèles d’Alathyr deviennent des meurtriers. En effet, Alathyr ne tolère pas le meurtre, pour lui le vol est un jeu, un passe-temps qui doit se faire sans la moindre violence et si l’un de ses fidèles commet l’irréparable il laisse l’âme du criminel à son rival [3].

 

Pour conclure, un mot sur la représentation traditionnelle d’Alathyr. Que ce soit sous forme de statue ou de tableau, le Dieu des voleurs possède deux paires de bras, donc quatre mains dans lesquelles il tient un crochet, une sonde, une clef et des dés pipés.

Les nombreux tableaux où il apparaît sont généralement des œuvres dérobées à de riches collectionneurs puis maquillées. C’est pourquoi il peut-être intéressant de gratter un peu les toiles représentant Alathyr pour voir ce qui se cache derrière.

 

***

 

[1] Un voleur pris la main dans le sac est systématiquement amputé de celle-ci. Rien d’original mais personne n’a trouvé plus dissuasif.

[2] Bizarrement la chaîne du vol s’inverse à un moment puisque les pauvres ne détroussent jamais les riches. C’est même plutôt le contraire…

[3] Perdre un client n’est jamais bon pour les affaires. Pour les Dieux, c’est pareil.

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10 janvier 2009 6 10 /01 /janvier /2009 00:19

« Ô Grande Déesse ! Nous louons ta puissance mélodieuse pour que la récolte de son soit bonne et que tu prêtes encore ta magie aux bardes et à leurs harpes, qu’ils puissent conter encore aux générations futures combien tu es vénérable. »

Extrait de la Litanie faite à Décib par Yvdu Theï, chanteur champêtre.

 

[« Le Son » de Dvard Mounk]

 

Décib

 

Décib est la déesse des sons, c'est-à-dire qu’elle est la créatrice des bruits qui nous entourent, la bienfaitrice des bardes, chantres et autres troubadours mais aussi la protectrice du son, l’enveloppe qui protège le blé.

Les prières en l’honneur de cette déesse se font durant toute l’année mais plus particulièrement durant le huitième mois que nous nommons d’ailleurs Décib. C’est là que nous achevons les récoltes de céréales et que se déroule dans le même temps de grands festivals musicaux un peu partout sur la Boule.

 

Il s’agit d’une déesse proche de la nature et de ce fait il est tout à fait possible de lui rendre hommage en pleine nature. Ceci explique en grande partie pourquoi il n’y a que de très rares lieux de culte à son nom. De plus, il s’agit d’une divinité très solitaire qui ne fréquente que très peu les autres Dieux préférant s’évertuer à composer de nombreuses mélodies.

Cependant, il faut préciser que toutes les écoles de bardes possèdent un autel qui lui est dédié et en cela, elle jouit d’un très bon taux de prière et se classe ainsi parmi les Dieux Immanquables.

 

Décib est aussi une déesse à craindre car elle est capable de rendre sourd ou muet un infidèle voir de le rendre fou en lui faisant entendre des trucs qui n’existent pas.

La déesse est presque toujours représentée avec une harpe dans sa main droite et une faucille dans sa main gauche. C’est la représentation classique que l’on a d’elle. Toutefois certains artistes au cours des siècles ont voulu apporter quelques touches personnelles. C’est ainsi que la Décib de Dvard Mounk [1] se retrouve sans le moindre attribut et semble crier pour se faire entendre. D’autres peintres sous l’emprise de certaines substances magiques l’ont imaginée avec une guimbarde ou un balai laïka [2].

 

***

 

[1] Dvard Mounk a fait don du tableau Le Son à une école de Barde de son pays d’origine le Nörskland et il faut désormais faire un très long voyage dans les contrées du nord pour admirer cette œuvre.

[2] Instrument de musique souvent réservé aux femmes, originaire des steppes d’Oukikaïdur.

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