La Boule d'Awhan est un monde imaginaire ou les aventuriers les plus minables entrent dans la légende par les petites portes dérobées. De la fantasy avec un brin d'humour.
Il m’arrive comme de nombreuses personnes sur la Boule de sortir ma harpe et de laisser aller l’inspiration comme le vent dans les voiles d’un fier navire. Je ne peux malheureusement vous retranscrire que les paroles dans ce grimoire. Enfin, malheureusement, pas si sûr…
Joli marin
Oh joli marin tu as perdu ton âme
Dans une bière de trop au comptoir
Tu ne sais plus que hurler le désespoir
Tu ne retrouves plus le coeur de ta femme
Et nous on regarde, on écoute ta complainte
Sans oser affronter le chagrin de ton triste regard
Y a des larmes d’eau de mer qui se noient dans ta pinte
Des soupirs de regrets, des voiles comme un épais brouillard
Mais tout ça ce n’est pas grave c’est juste le métier qui t’éreinte
Et c’est pas fini t’en verras d’autres ça va forger ton histoire
Ton histoire de matelot qui prend un peu l’eau ce soir
Mais qui demain voguera de nouveau sur les flots
Oui tu chantais sur elle
En déroulant tes filets
Cent, mille ritournelles
Et tu chantais sur elle
En remontant tes filets
Cent mille ritournelles
Oh joli marin ne fait donc pas l’idiot
Le vent soufflera toujours pour pousser ton rafiot
La mer et les vagues n’attendent plus que ton étreinte
Il est temps de faire faseyer ton voilage aux mille teintes
Et le ciel se découvre comme une femme découvrirait son corps
Ce n’est pas le tumulte de la mousse dans ton verre qui te fera oublier
Toutes les années passées à revenir avec joie mouiller dans ce port
C’est l’écume, le sel et le chant de sirènes sous une pluie argentée
Qu’il te faut matelot pour oublier toutes ces idées de mort
Et tu nous fais tant de peine que nous sombrons aussi
Emporté par la lame de fond de ta mélancolie
Mais on repartira parce qu’il en est ainsi
Oui tu chantais sur elle
En déroulant tes filets
Cent, mille ritournelles
Et tu chantais sur elle
En remontant tes filets
Cent mille ritournelles